Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 01:10


Définition
Ce sont des fonctions qui administrent, supervisent et contrôlent toutes les fonctions spécifiques (fonctions linguistiques, mnésiques, praxiques, visuospatiales, gnosiques et raisonnementales) et qui sont élaborées grâce à 4 phases :
- rôle du choix des données et de l’attention sélective
- stratégie, planification de l’action, inhibition des routines non adéquates (excès ou défaut d’inhibition).
- Déclenchement des procédures adéquates
- Fonction d’arrêt ou mise en route d’ajustements



Signes d’alerte
En classe ( après 6 ans ) :
- La persévération : au niveau de l’idée, du verbal, du gestuel ou du graphisme. Elle peut être spontanée (tripotage constant sans but et sans fin, gribouillage répétitif) ou provoquée (exercices d’algorithmes rythmiques, au niveau du sport : il fera toujours le geste à l’identique).
Ex : verbal : dire les jours de la semaine. Il va dire jeudi vendredi, jeudi mercredi, jeudi mercredi septembre, jeudi mercredi vendredi, jeudi septembre novembre, jeudi et c’est l’examinateur qui doit l’arrêter (n’a pas conscience de son erreur).
Graphisme : on lui demande un A et un V, il va démarrer AV puis AAAAA
- Les irruptions d’automatisme (non-inhibition)
Ex : compter à l’envers à partir de 12 : il démarre bien 12,11 puis repart 11,12, 13…
- Les réponses de type "n’importe quoi"
Ex : Donne-moi le cube vert et le jaune parmi cinq et lui donnera tout.
- Les diffluences et les coq-à-l’âne
Ex : raconte l’histoire du petit chaperon rouge : il la raconte en incluant des éléments d’autres histoires
- Le problème relationnel et comportemental
Ex : rit devant une situation triste et inversement (il est mal à propos). Absence d’empathie
- Anosognosie : n’a pas conscience de ses troubles.
Enfant pour qui "rien ne prend" ; ni la récompense, ni la menace.


A la maison :
Incapacité à démarrer une action : ne pas ouvrir un placard pour chercher un gâteau, ne pas mettre ses chaussures qui sont posées à côté de lui, joue seul (pas d’initiative pour aller chercher un jeu), n’a pas de copains.



Vers qui se tourner ?
Les parents
Médecin de famille, service de Santé Scolaire.
Le neuropsychologue pour un bilan complet.



Ce qu’il faut faire
- L’aider à démarrer toute activité (incapacité à s’organiser et à planifier une activité pour en trouver le bon démarrage)
- Utilisation d’un code qui ne l’humilie pas lorsqu’il subit son impulsivité (claquement de doigt, signe de la main pour le ramener dans l’activité en cours)
– Le canaliser : pas de distracteurs (autres codes pour éviter les répétitions gestuelles ou orales)
– L’habituer à travailler en groupe
– Ouvrir la discussion avec les parents
– En parler avec les collègues
– - Informer le R.A.S.E.D



Ce qu’il ne faut pas faire en classe et à la maison
- Se montrer trop exigeant
- Attendre un changement de comportement rapide



Par Valère - Publié dans : prise en charge médicale et paramédicale - Communauté : dysphasie
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 01:05


Définition
Le trouble du déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité est une maladie neurologique, dont le diagnostic est particulièrement difficile (bilan neurologique, bilan psychologique, bilan psychiatrique).
Hyperactivité motrice : enfant qui bouge en permanence. C’est une manifestation non spécifique présente dans de nombreux troubles.
Déficit de l’attention : enfant très peu attentif, distractible. Impulsivité toujours présente. Non contrôle de soi.
Déficit de l’attention et impulsivité et/ou hyperactivité motrice doivent être observables depuis plus de 6 mois, et présents dès la petite enfance (avant les 7 ans de l’enfant).



Signaux d’alerte
- Distractibilité importante
- Enfant inattentif : enfant "dans la lune", qui regarde par la fenêtre, qui s’échappe dans ses pensées, très souvent, qui n’entend que quand on le rappelle sur terre plusieurs fois
- Enfant qui mémorise des notions, mêmes complexes, mais qui ne peut pas prioriser ce qu’il doit mémoriser
- Tous les apprentissages sont difficiles
- Devoirs mal faits ou non faits
- Enfant qui n’apprend pas de ses erreurs
- Enfant qui oublie une part des consignes, ou oublie les consignes en cours d’exercice
- Enfant impulsif, qui se bat facilement, qui coupe la parole, qui ne respecte pas les règles de base, mais qui est profondément et sincèrement désolé de ses débordements. Grossièretés, agressivité
- Enfant qui est incapable de rester en place ou de maîtriser son agitation motrice, quelles que soient les circonstances
- Il travaille bien quand le maître reste à côté. (Voir "trouble des fonctions exécutives")
- Enfant qui a des capacités physiques bonnes surtout en sport individuel mais ne sait pas forcément faire attention aux autres surtout dans les sports collectifs



Vers qui se tourner ?


Psychologue scolaire, service de Santé Scolaire.
Le neuropsychologue pour un bilan complet.



Ce qu’il faut faire


- Décomposer la consigne (pas seulement la répéter) en plusieurs tâches simples
- Faire reformuler la consigne par l’enfant
- Limiter la durée des tâches
- Installation près du maître, loin de la fenêtre, avec un voisin calme, en supprimant les éléments de distraction
- Introduire un code discret de rappel à la tâche en cas de distraction
- Dans le cadre d’un contrat, autoriser et préciser les moments pendant lesquels l’enfant peut bouger dans la classe
- Mettre en place une fiche d’auto-évaluation du comportement
- Féliciter quand c’est bien



Ce qu’il ne faut pas faire


Se culpabiliser, culpabiliser la famille, culpabiliser l’enfant : incapacité neurologique à se maîtriser et non manque de volonté.




Par Valère - Publié dans : prise en charge médicale et paramédicale - Communauté : dysphasie
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:57


Définition


La mémoire est déterminante dans les processus d’apprentissage. La mémoire est conditionnée par des données biologiques et psychologiques.
On distingue 3 types de mémoire : mémoire à court terme, mémoire de travail, mémoire à long terme.
Un trouble de la mémoire peut concerner les fonctions suivantes : intégration des données, rétention des données, restitution des données (capacité à retrouver une information en mémoire, capacité à garder cette information en mémoire et à l’utiliser activement tout en travaillant sur un thème donné).



Signes d’alerte


A l’école
- Repérage d’un oubli quasi immédiat et fréquent de la consigne de travail
- Difficulté fréquente à se rappeler un élément d’une série
- Difficulté anormale à mettre en oeuvre un "rituel"


En liaison école et famille : méconnaissance d’une leçon apprise la veille.


Dans la famille :

fréquents oublis d’éléments de la vie quotidienne (ex : une liste simple de
courses à proximité ou bien l’enfant se rappelle que quelqu’un a appelé au téléphone mais est dans l’incapacité de se rappeler qui et pourquoi bien qu’il s’agisse d’une personne proche, d’un membre de la famille).
Deux tests utilisés lors de la visite médicale obligatoire des élèves de six ans (mémoire à court terme) :
- Difficulté à répéter une série aléatoire de deux à quatre chiffres (ex : (2,7) ; (5,9,1,8).
La norme est la répétition d’une série de trois chiffres en MS
La norme est la répétition d’une série de quatre chiffres en GS
La norme est la répétition d’une série de cinq chiffres en CP
La norme est la répétition d’une série de cinq à sept chiffres pour les adultes
- Difficulté à retrouver un modèle donné (lettre, symbole) dans une série constituée d’environ une vingtaine d’éléments.

Précautions méthodologiques :


Attention : le repérage d’une difficulté peut renvoyer à plusieurs troubles qui seront précisés par un professionnel (trouble de la mémoire, mais aussi trouble de l’attention, etc.), donc ne pas se risquer à "faire un diagnostic".
Attention encore : toujours cumuler plusieurs observations avant d’alerter et confronter les observations de classe avec celles de la famille.



Vers qui se tourner ?

- les parents
- Médecin de famille
- Service de Santé Scolaire qui relaiera vers les infirmières ou les médecins
scolaires
- R.A.S.E.D.
- Le neuropsychologue pour un bilan complet.



Ce qu’il faut faire en classe et à la maison


- S’assurer que l’enfant bénéficie d’une hygiène de vie correcte (alimentation, sommeil)
- Donner des aides méthodologiques : reformulation systématique de consigne à l’oral et écriture de la consigne au tableau
- Concrétiser le temps qui passe par des outils ou des repères partagés
- Utiliser des repères fixes, stables répétitifs, choisis avec l’enfant en fonction de ses intérêts, exemple utilisation d’une clochette pour marquer la fin du temps d’accueil en maternelle
- Créer des "référents" individuels ou collectifs : écrit, dessin ou pictogramme, etc.
- Recettes mnémotechniques : exemple se souvenir de "mais ou et donc or ni car ?"
- Réactivation des connaissances acquises lors de la séquence précédente
- Projet de restitution : l’enfant doit savoir pourquoi et pour quand il doit mémoriser



Ce qu’il ne faut pas faire en classe ou à la maison


- Porter un regard "négatif" et perdre son calme (ni énervement, ni culpabilisation)
- Nier l’échec
- Culpabiliser l’enfant en classe ou à la maison (le traiter de paresseux, lui dire que c’est de sa faute….)
- Le mettre face à son échec systématiquement
- Le forcer à faire ce qu’il ne peut pas faire.



Par Valère - Publié dans : prise en charge médicale et paramédicale - Communauté : dysphasie
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:51


Définition


Trouble spécifique du développement de la parole et du langage entraînant l’échec d’une acquisition normale du langage réceptif et/ou expressif qui ne résulte pas d’une déficience intellectuelle, d’une déficience sensorielle ni d’un désordre affectif grave.



Marques spécifiques :


1. Expression
- Troubles de l'élocution : peuvent être massifs
- Troubles de l'évocation : cherche ses mots, périphrases
- Langage non informatif : incapable de transmettre une information uniquement par la parole
- Syntaxe erronée: style télégraphique, difficulté de formulation
- Langage spontané réduit : évite de parler, de prendre la parole, réponses oui /non


2. Compréhension
Difficulté de compréhension : essentiellement des consignes verbales si absence de contexte, de support concret. Tous les enfants dysphasiques ont des problèmes d'apprentissage : les troubles dysphasiques évoluent généralement vers des troubles dyslexiques, dysorthographiques...



Troubles associés possibles


- Trouble d'abstraction
- Persévération orale, graphique, motrice ; rigidité cognitive
- Trouble de la perception du temps = difficultés à séquencer
- Souvent difficultés praxiques : difficultés de perception spatiale (organisation gestuelle, graphisme)
- Problèmes de comportement en rapport avec troubles de compréhension et d'adaptation à une nouvelle situation
- Difficultés sociales dues aux troubles du langage



Forces et habiletés


- Désir de communiquer
- Motivation à apprendre
- Bonne réussite dans les tâches qui ne requièrent pas de langage (sauf si un trouble praxique est associé)
- Sens de l'observation aiguisée.



Vers qui se tourner ?


Les parents
Le RASED, le service de Santé Scolaire.
Si en GS un enfant souffre d'un trouble sévère et persistant du développement du langage oral et qu'une prise en charge orthophonique mise en place depuis 1 ou 2 ans s'avère insuffisante, il convient de l'adresser à un Centre du Langage.

Solliciter la famille et la psychologue scolaire pour le montage du dossier.
Le neuropsychologue pour un bilan complet.



Ce qu'il faut envisager à l'école


- Essayer de comprendre l’enfant malgré ses difficultés de communication
- Ne pas culpabiliser la famille, l’enseignant
- Après diagnostic, le Projet Personnalisé de Scolarisation permettra de préciser les attentes et les objectifs de travail de chacun des partenaires intervenants (enseignants, Parents, soignants), de solliciter les aides indispensables (humaines, matérielles)
- Le choix d'outils pédagogiques appropriés pourra se faire sur les conseils des professionnels.
Rééducations indispensables  Orthophonie, psychomotricité, psychothérapie.


 

Par Valère - Publié dans : prise en charge médicale et paramédicale - Communauté : dysphasie
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:47

 


Définition


Défaut d'assimilation important et durable des règles orthographiques (altération de l'écriture spontanée ou de l'écriture sous dictée.)
Ceci perturbe, dans des proportions variées, la conversion phono-graphique, la segmentation des composants de la phrase, l'application des conventions orthographiques (règles d'usage) et enfin l'orthographe grammaticale.
Il ne s’agit pas d’un trouble des apprentissages mais d’une conséquence directement liée à certains troubles des apprentissages : en cas d’observation de signes d’alerte, se référer aux fiches concernant la dyslexie, la dyspraxie visuospatiale, les troubles de la mémoire, l’hyperactivité, les troubles dysexécutifs.
La dysorthographie semble aussi reliée à une absence de stratégies d'anticipation et de
vérification.



Signes d'alerte
- Sauts de lettres
- Inversions de syllabes
- Mauvaise segmentation des mots
- Ecriture en phonétique



Vers qui se tourner ?
Les parents
Psychologue scolaire, RASED, orthophoniste pour un bilan.
Le neuropsychologue pour un bilan complet.



Par Valère - Publié dans : prise en charge médicale et paramédicale - Communauté : dysphasie
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